Commentaires sur les livres de Guy, avis et réflexions

 

Voici l’appréciation de Pierre Bruder « Becdanlo » , du forum d' alexandrie online, sur « GRAND HOTEL DU MERDIER" :

 

Bon, il ne fallait pas s’attendre à de l’eau de rose… mais tout de même il y va fort l’ami Sembic

Ce qui est surprenant c’est qu’il arrive à faire éclore des roses sur des monceaux de fumier !

Exemple, cette rencontre dans les transports en commun :

Il écrit : « Nos regards se croisent. Son sourire est crispé. Ses yeux sont noirs. Son visage soudain délivré dans la lumière vive de cette nuit d’après midi. Je sens ces épluchures d’elle, comme éclaboussées de ses doigts meurtris, cette intimité à nulle autre pareille et dont je perçois les transes, qui emplit cet espace de silence entre nous. »

Quel moment ! ( page 28)

Quel beau passage !

Pas de doute qu’il a la verve d’un Céline ! Par moments, mais très rarement, il y a pourtant des évocations qui rendent mal à l’aise… heureusement que c’est sur le mode de la dérision : « Alors les mecs, on y va, oui ou merde, à cette brocante ? Tâter les abats jours en peau de cul d’youpin, touiller dans les fume cigarettes en os de romanichel, mirer les bagues, les solitaires et les colliers en or de fausses dents ? » (page 9)

On est souvent dans le scatologique de haut vol… jusqu’à la nausée mais avec toujours un fond d’humour. Pour moi, il s’agit là d’un fabuleux exercice de style. On n’ignore pas que Guy Sembic sait jouer sur d’autres registres ! Bien heureusement.

« On te l’affirme, lecteur du Grand Hôtel du Merdier : y’a pas un pet d’amour sur cette putain de Terre ! » (page 49)

Bien sûr que si, qu’il y a de l’amour sur cette putain de Terre, puisque nous en sommes nés et qu’à force de ne plus le chercher nous allons même le retrouver (sourire)

C’est bien écrit mais à lire vite ! Très vite même ! Tant le mal de mer nous guette. Ames sensibles s’abstenir !

 

Commentaire de Atelecrit [ Jean Luc Flines] sur Grand Hôtel du Merdier

     Yugcib a écrit un essai de pure géométrie viscérale et en quatre dimensions! La quatrième étant bien-sûr l'odeur qui accompagne tout ce qui jute, saigne, morphe, pète et rote!! Un merdier! ..oui mais pas merdeux! Ca baigne dans des odeurs corporelles, mais pas de nausée! Ca vit quoi! Ca gicle de partout mais ça ne salit pas! ...du Dali mais en mots!c'est "musclé"!! (comprendre, ça a l'odeur du musc, c'est pas du muscat, du muscadet, ça ne fleure pas bon le muscari mais ça ramone, là où ça passe! comme un alcool fort!)

J'aime beaucoup le portrait du réveil matinal, chacun s'y retrouve, l'excès en moins! quoique!! C'est un grand merdier, donc (quelle planète!) débordant,inondant,submergeant de généreux fluides en mouvement recevant et diffusant de la chaleur véhémente!

 Sous une écriture qui semble automatique et chimique, apparaît une maîtrise magistrale d'exception! Ca fermente, ça baigne en constante éruption! Un style coloré et odoriférant ( ex: petite musique des mots en mutation "s'épient, s'empilent, s'épilent" ou couleur "coquelicot violet pape!" Voilà un tas de fumier, un flot d'humeurs vagabondes qui fleurent bon l'intelligence même dans ses éructations les plus poétiquement graveleuses! Je serais hypocrite de nier que cet essai m'a procuré des moments de pur plaisir! Bravo Guy! A te lire encore et encore! Jean-Luc Flines alias ATELECRIT

 

Commentaire de Woland [Sylvie Siméon] de “Les manuscrits ne brûlent pas”, sur PETITS CONTES YUGCIBIENS

 

Mais l'auteur est fait pour le court et je ne le savais pas! Ces petits contes sont moqueurs, allègrement tout de même, mais savent pratiquer également l'autodérision, preuve suprême du sens de l'humour chez un auteur. Joyeux et amers, ironiques et tendres, ils constituent un vrai petit régal qui nous révèle une face inattendue de l'auteur. Tout cela est sans doute moins utopiste et moins généreux que “les guignols” (par exemple) mais ça pince et ça accroche très profondément. Pour le style, il est plus souple et plus fluide que dans la trilogie mais la patte de Guy Sembic s'y retrouve tout de même.

 

Commentaire de Woland sur LE CHIEN VERT

 

Ses angoisses existentielles, son penchant au pessimisme qui l'accable si souvent mais sous lequel immanquablement finit toujours par percer sa confiance viscérale en ce qu'il y a de meilleur en l'être humain, sa tendresse envers ses contemporains, ses colères non peut-être contre la mondialisation en elle-même mais sur ce qu'elle enlève aux qualités de l'individu, cette manière unique de regarder le monde et qui déplace chaque grosse pierre afin de mieux analyser les mouvements énigmatiques de ces fourmis que nous sommes...

 

 

 

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