Le voyage en Guyane, du 17 mars au 7 avril 2009, par Guy Sembic

 

     Ces pays de la Terre où le soleil à l'heure de midi, deux fois dans l'année, passe tout juste au dessus de notre tête, et où les arbres alors, ne font plus d'ombre... Je voulais voir, et j'ai vu... En Guyane. Il est vrai que la ville de Cayenne est située à 550 km environ de l'équateur, et qu'en voiture (ou plus exactement en 4X4), il faudrait rouler durant au moins 12heures pour y arriver! Il y aurait sur la ligne "mythique", au Brésil, dans la région de l'embouchure de l'Amazone, un village et dans ce village une stade de football dont la ligne médiane séparerait les joueurs en deux mi-temps, l'une dans l'hémisphère Nord, l'autre dans l'hémisphère Sud...

Et voici le texte intégral de ce "Voyage en Guyane" :

http://cid-9d31f6efb6d490a4.skydrive.live.com/self.aspx/.Documents/oeuvres%20de%20Guy%20en%20PDF/Le%20voyage%20en%20Guyane.pdf

Et un extrait :

 

... J'ai parfaitement conscience devant un projet de voyage, que “tout peut s'écrouler”... Par la venue d'un événement malheureux (maladie, accident, drame familial, guerre, tremblement de terre, tempête...)

Comme disait Laurence Parisot (dont je ne partage pas la “vision du monde”) : tout est précaire, la vie est précaire, la santé est précaire, le bonheur est précaire, le travail est précaire...

Par contre ce qui ne me semble jamais précaire c'est bien le rêve... Le rêve à l'état pur, le rêve grand, beau et fort, difficile à transformer en réalité ; le rêve avec les moyens que l'on se donne pour le réaliser, avec tout ce que l'on arrache du sol sur lequel on est rivé, touffe après touffe, motte après motte, pierre après pierre, racine après racine...

S'il faut rêver réaliste, il faut aussi oser rêver grand...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... Ce petit territoire “pas si petit que cela” puisqu'il est d'une superficie égale à celle d'une grande région française ou comme un pays tel que le Portugal... Ce “petit territoire” donc, perdu dans l'immensité du continent sud américain, un morceau du plateau des Guyanes tout au bout de la forêt amazonienne, délimité à l'ouest par le fleuve Maroni, à l'est par le fleuve Oyapock, au sud vers la forêt amazonienne par les monts Tumuc Humac (635m)... Et la “zone interdite” - une zone de “non droit” aux frontières encore imprécises entre la Guyane française et le Brésil – ce “petit territoire” délimité au nord par l'Atlantique, l'immensité de l'Atlantique... Est donc un “petit bout du monde de France équatoriale”, avec dans sa partie littorale de St Georges de l'Oyapock jusqu'à St Laurent du Maroni... Ses routes, ses infrastructures, ses “grandes surfaces” commerciales ; Cayenne et Kourou, ses quartiers périphériques résidentiels, ses espaces urbanisés, ses panneaux routiers et ronds-points... Tout comme en France...

Et cela est tout à fait étonnant de voir ces panneaux, ces infrastructures, ces enseignes lumineuses le soir, exactement comme dans n'importe quelle région française!

Il n'y a pour vraiment différencier, que la végétation, le climat, la hauteur du soleil dans le ciel à l'heure méridienne.. Et les gens aux peaux noires ou cuivrées, sans doute pour beaucoup d'entre eux, originaires de pays africains, d'amazonie, du Brésil, ou amérindiens venus de partout, du grand continent américain....

Dès le 1er millénaire av-JC, les premiers peuples amérindiens venus du bassin de l'amazone ou des rives de l'Orénoque s'étaient installés en Guyane. Et lors des premiers débarquements des européens au 16ème et 17ème siècle, ces peuples amérindiens furent décimés en grande partie par les maladies importées, les soldats, les luttes tribales consécutives à la politique des envahisseurs...

Christophe Colomb avait croisé au large du plateau des Guyanes dès 1498 et au tout début du 16ème siècle, navigateurs Anglais et Portugais suivirent les traces de Christophe Colomb...

C'est en 1633 que débute l'implantation des Français en Guyane au fortin de Cépérou (du nom d'un chef amérindien avec lequel des négociations furent menées)...

En 1643 arrivent Poncet de Brétigny et 400 hommes chargés de coloniser durablement la Guyane. Mais les Amérindiens se révoltèrent en réaction à la brutalité des colons, Poncet de Brétigny et ses troupes furent massacrés et quelques Français survécurent puis quittèrent la Guyane.

Une autre expédition menée par Royville en 1652 et soutenue par Mazarin connut le même sort que l'expédition de Poncet de Brétigny... En dépit de ces échecs, la colonisation finit par s'organiser tout au long des 17ème et 18ème siècles et c'est finalement avec la “fièvre de l'or” à partir de 1855, qu'une “certaine prospérité” (toutefois aléatoire et déstabilisante pour la vie sociale et économique) s'installe en Guyane...

Je passe sur la période du bagne, de 1852 à 1954, qui fut à mon sens, “une des plus grandes hontes de l'histoire de notre pays, la France” (soit dit en passant, L'Angleterre n'a pas fait mieux avec les bagnes d'Australie et surtout, de Tasmanie et les déportations d'enfants)...

C'est à Kourou que l'on rencontre actuellement le plus d'européens ou de “métropolitains”, dont beaucoup sont des enseignants, des chercheurs, des scientifiques, des gens travaillant sur le site de la base spatiale... Mais l'on rencontre aussi à Kourou des Brésiliens venus s'embaucher pour les travaux de construction et d'aménagement de la base spatiale et qui, une fois installés à Kourou dans des stuctures résidentielles assez sommaires, se sont sédentarisés et ont repris d'autres activités diverses... Ainsi ces gens, bien que pauvres, vivent-ils “mieux” ici, que de l'autre côté du fleuve Oyapock...

 

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