Monde en réseaux et Amériques : festival de géographie St Dié Vosges 2005 et 2006

 

MONDE EN RESEAUX ET AMERIQUES

     Texte intégral sur http://www.alexandrie.org dans "bibliothèque" puis "essai", en téléchargement libre.

 

Passionné de géographie, j'assiste depuis 2005 au festival internationnal de géographie qui a lieu à Saint-Dié dans les Vosges fin septembre début octobre.

En 2005 le thème du festival était « Le monde en réseaux, lieux visibles, liens invisibles ». Et en 2006 « Les Amériques »...

Lors de chacune de ces deux manifestations l'idée m'était venue de rédiger à ma manière un commentaire de plusieurs pages, et ensuite de réunir en un livre l'ensemble sous le titre « Monde en réseaux et Amériques ».

 

Extrait de « Monde en réseaux, lieux visibles, liens invisibles » :

 

A noter la cérémonie d’ouverture, de 18 à 20 heures, le jeudi 29 septembre à l’Espace Georges Sadoul, d’une très grande tenue, d’un « haut niveau relationnel », d’une très grande simplicité quoi qu’avec un peu de « solennité conviviale » mais c’était tout à fait normal, et surtout beaucoup d’humour. Il est vrai que le présentateur, dans un habillement Vénitien du temps de la splendeur de la cité des Doges, nous a fait un fameux numéro avec force billevesées et anecdotes amusantes.

Il en fut de même pour la cérémonie de clôture, le dimanche 2 octobre.

Enfin j’évoquerai rapidement quelques uns des documentaires et films auxquels j’ai assisté, toujours en devant opérer une sélection car il y avait bien une trentaine de représentations au moins, réparties sur les quatre jours :

-La bataille des graines, mis à disposition par France 3 Lorraine Champagne Ardenne, où furent évoqués les biotechnologies, les OGM, les conflits, le marché…

-L’agriculture en Europe – Italie : les jardins de l’an 2000. Penser l’intégration – Terre en limite, mis à disposition par le Centre Régional de Documentation Pédagogique de Nancy.

-La vie en otage, mis à disposition par l’institut de recherche pour le développement, où il était question des enlèvements nombreux et quotidiens, par la Guérilla et les Mafias locales en Colombie : enfants, adultes, députés, gens de toutes conditions disparaissent, sont emprisonnés ; foyers brisés, rançons, exécutions, réseaux s’organisant pour retrouver les disparus ou parvenir à communiquer avec eux…

-Nioro du Sahel, une ville sous tension, mis à disposition par l’institut de recherche pour le développement… L’installation de l’électricité et les problèmes quasi insolubles posés : au départ, de riches commerçants utilisent des groupes électrogènes, puis l’ensemble de la population aspire à l’arrivée de l’électricité dans tous les quartiers, mais des difficultés techniques liées aux guerres d’influence et aux inégalités sociales font échouer des projets ou retardent leur mise en place.

Et oui ! Il faut tout de même savoir qu’en 2005, de nombreuses régions de la planète, principalement en Afrique, n’ont pas l’électricité ! Et donc, sans électricité, pas de « nouvelles technologies » ni de développement économique ou industriel.

-Cinéma Art et Essai :

Caterina va en ville, de Paolo Virzi : une jeune fille, poussée par son père un peu marginal, se fait des amies parmi les familles influentes de sa classe, alors qu’elle débarque tout juste d’un village de campagne…

Les clowns, comédie dramatique de Federico Fellini avec Tino Scotti, Ricardo Billi, Fanfulla… Un voyage à la recherche des anciens clowns et de leur mémoire (très émouvant)

Gens de Rome, comédie dramatique de Ettore Scola, avec Giorgio Colangeli, Antonello Fassari, Fabio Ferrari… Ce film rend hommage à Rome dans une profusion d’images, de personnages, de quartiers, d’histoires, de situations drôles ou tragiques, et de dialogues émouvants.

 

Extrait de la 2ème partie : les Amériques

 

Lors de la séance inaugurale sont présentées les personnalités du FIG :

Julia Kristeva, psychanalyste et théoricienne du langage, enseignant la littérature à l’université de Paris,

Emmanuel Todd, grand témoin de ce festival,

Erik Orsenna et Claude Hagège, invités d’honneur,

Daniel Maximin, président du salon du livre, Guadeloupéen dans la lignée d’Aimé Césaire, l’un des auteurs les plus généreux de l’identité des Caraïbes, liant avec authenticité sa culture universaliste française et sa mémoire de l’esclavage sans en être otage,

Emile Jung, président du salon de la gastronomie, Chef au restaurant « Le Crocodile » à Strasbourg, qui nous rappelle que la cuisine est, elle aussi, un langage et par conséquent un lien entre peuples et cultures…

Après l’intervention de Christian Pierret, maire de St Dié ; suit celle de Laurent Carroué, directeur scientifique, de Jean pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine, et enfin une allocution de Julia Kristeva, présidente de la 17ème édition du FIG, déclarant vers la fin de son exposé, que deux conceptions de la liberté, celle de l’Amérique et celle d’Europe s’opposent dans la réalité actuelle de la mondialisation des échanges commerciaux et des conséquences de cette mondialisation mais se complètent en fait dans la mesure où elles doivent parvenir à un accord ne remettant pas en cause les droits fondamentaux des peuples et des gens.

Au sujet de ces deux conceptions opposées de la liberté entre l’Amérique et l’Europe, j’avance cependant mon idée personnelle, si je puis me permettre :

Dans l’une comme l’autre de ces deux conceptions, je pense que la religion, plus particulièrement sans doute en Amérique qu’en Europe, « fausse » ou dénature toute conception de la liberté, imposant une vision manichéenne : au nom du « bien », l’on justifie la violence et l’on détermine des orientations politiques, stratégiques, économiques, sociales et culturelles dont profitent davantage les « élus » mais dont sont exclus dans leur immense majorité, les peuples, les cultures et les gens de tous pays qui ne partagent pas cette vision ou y sont soumis par la force des armes ou par le pouvoir en place.

 

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