Petits contes Yugcibiens : histoires, nouvelles et petits récits

 

PETITS CONTES YUGCIBIENS

     Texte intégral sur http://www.alexandrie.org dans "bibliothèque" puis "contes", en téléchargement libre.

 

Je « ne me suis pas foulé la rate » en cherchant un titre pour cet ouvrage...

Voici un recueil de contes, à dire vrai une suite de petites histoires ou de nouvelles courtes, ayant comme je dis « quelque chose de Yugcibien » tant dans leur style que dans leur contenu...

Je ne me vois pas dans l'écriture d'un roman de 300 pages, demeurer sur un long récit avec des mêmes personnages dans un même scénario, autour d'un même sujet, d'une même situation générale, et tout cela dans une intrigue, un enchaînement logique, un déroulement à épisodes, une conclusion (heureuse ou malheureuse ou incertaine)...

Trop de sujets, trop de réflexions, trop d'idées, trop d'images se bousculent sans cesse dans ma tête. Mon imaginaire est si prolixe, si diversifié, que pour exprimer le plus possible tout ce que je vois et ressens, il me faut nécessairement écrire des histoires courtes : ainsi puis-je écrire tous les « romans que je veux »... De toute manière si je m'embarquais dans un roman de 300 pages ou plus, forcément le roman éclaterait en morceaux...

Ma seule expérience dans l'écriture d'un roman est celle de « Au pays des guignols gris » : il faut d'ailleurs voir ce que cela donne!

 

Extraits de « Petits Contes Yugcibiens » :

 

... L’EXIL SANS SOLITUDE

Nous devions nous embarquer dans un gros avion –

Mais était-ce réellement un avion ? –Pour un pays

mystérieux et lointain –Mais quel pays ? –De la Terre ou

d’ailleurs ? –D’au-delà de l’univers connu ?

Nous marchions en rangs serrés, mes compagnons et moimême

au milieu d’une foule de personnages étranges qui ne

semblaient être d’aucun pays particulier, d’aucune origine

proche ou lointaine. Tous ces gens s’exprimaient entre eux

dans des langages qui étaient comme des cris d’oiseaux aux

modulations et aux tonalités aussi diverses que les

musiques des pays de la Terre.

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Je ne connaissais ni les compagnons qui faisaient partie de

mon groupe et en la présence des quels je me sentais en

grande convivialité, ni les autres personnages si nombreux

de la foule avançant en rangs serrés comme des prisonniers

enchaînés mais sans gardiens et sans entraves.

Au bout de plusieurs jours de marche sous un soleil

éclatant et un ciel d’un bleu absolu dans un paysage

immense à l’horizon indéfini, sans arbres, sans maisons,

sans rivières mais qui n’était cependant pas un désert, nous

parvîmes dans une cité inanimée et silencieuse, vidée de la

totalité de ses habitants ; et là nous fûmes parqués à même

le sol. S’il y avait des gardiens pour nous diriger, nous

accompagner et organiser notre étrange transfert vers une

destination inconnue, nous ne vîmes jamais ces

personnages ni aux côtés de nos rangs ni devant nous ni

derrière ni nulle part. Nous savions seulement que nous

devions monter dans un gros avion.

Sur la plus grande place de la cité, aussi vaste qu’une

dizaine de terrains de sport réunis, nous fûmes séparés en

divers groupes. J’eus l’immense satisfaction de me

retrouver avec les mêmes compagnons de marche depuis le

premier de ces jours si bleus. Nous formions alors un

groupe d’une vingtaine de personnes, hommes, femmes et

enfants et, sans que nous pûmes savoir ce que devinrent les

autres gens de l’immense foule… D’exilés ou

d’émigrants… Nous fûmes dirigés vers un aérodrome dont

le sol était en terre battue. Mais c’est à peine si deux ou

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

trois petits « coucous » datant d’une époque

« antédiluvienne », jonchaient tels de pesants insectes

métalliques couchés sur le ventre, une piste imprécise en

grande partie effacée dans une poussière couleur de brique.

Il y avait là, tout près de l’aérodrome, un bâtiment de poste,

reconnaissable à son signe identificateur : un oiseau bleu

sur une bande jaune au dessus de la porte d’entrée et des

fenêtres à barreaux.

Nous étions tous, chacun d’entre nous, munis d’une longue

lettre manuscrite qui sans doute devait être destinée à nos

familles, mais aucun de nous ne se souvenait avoir luimême

écrit de lettre.

Alors que je dépliais ma lettre afin de la lire, un énorme

chat tigré, surgi de nulle part, se précipita vers moi,

s’enroula autour de mes jambes et se mit à miauler

longuement, me tenant ainsi une conversation qui me

paraissait émouvante, comme si une vie entière m’était

racontée, criée, scandée, hachée par une respiration

irrégulière, un chagrin étouffé ou une espérance folle

d’enfant perdu au milieu d’étrangers indifférents. Ce

plantureux et volumineux minou ne cessait de quérir des

« mamours » et des caresses que, dans un premier temps

j’étais disposé à prodiguer mais qui très vite me mirent

dans un grand embarras car nous approchions

inexorablement du bureau de poste dont la porte déjà

s’ouvrait.

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Les premiers d’entre nous parvenus devant la porte ouverte

s’engouffrèrent en hâte et se serrèrent près d’un long

comptoir, ménageant ainsi un espace pour ceux qui

suivaient derrière. Je fus le dernier à pénétrer et aussitôt

refermai la porte afin que le gros chat ne me suive pas.

Mais l’animal gratta le bas de la porte et miaula

longuement.

C’est alors que l’un de mes compagnons inconnus

m’interpella avec les mots de la langue que je parlais :

« Laisse le donc entrer, prend le avec toi, il représente peutêtre

quelqu’un que, dans une vie passée, tu as beaucoup

aimé et qui te reconnaît ».

J’entrouvris donc la porte et le chat se précipita vers moi

puis se coucha devant mes pieds.

L’employé du bureau de poste rassembla les lettres ; un

grondement dont on ne savait s’il venait du ciel ou de la

terre fit trembler les vitres, s’amplifia tel un roulement de

séisme de forte magnitude, et parut comme un astre

métallique au long fuselage gris lumineux constellé de

cercles de verre ce gros avion surgi du milieu du ciel. Et

l’avion amorçant sa descente ouvrit sur chacun de ses

flancs une porte par laquelle tomba une échelle très large

de grosse corde. Enfin l’avion s’immobilisa à quelques

mètres au dessus du sol et l’extrémité de l’échelle toucha le

sable rouge.

Nous fûmes vingt humains et un animal à pénétrer dans

l’avion. Aucun membre d’équipage ne nous accueillit et

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

nous prîmes place, assis à même le plancher métallique,

sans bagages puisque nous n’en avions pas depuis notre

départ, mais sans la moindre peur ou inquiétude en face

d’un avenir dont nous n’avions pas idée, unis les uns aux

autres en une étrange et intense relation, tels des foetus

reliés entre eux dans le même ventre maternel.

Le gros chat tigré ne miaulait plus, il s’était endormi entre

mes jambes et semblait ronronner de tous ses rêves de félin

dont les plus anciens bruissaient de toutes ces voix d’une

femme que je reconnus enfin.

L’avion prit de la hauteur, se noya dans le ciel océan, nous

ne revîmes jamais ces paysages sans arbres, sans maisons

et sans rivières à la terre couleur de brique, ni ce ciel d’un

bleu absolu, ni l’éclat de ce soleil qui ne nous avait pas

aveuglé, ni aucune cité ni aucun être de ce monde dont

nous ne savions si nous le quittions ou non…

Alors commença un exil sans solitude.

 

 

... PETIT CONTE SF BIDON

Deux cosmonautes, Rag, venu de Bêta 31 et Uli, venu

d’Alpha 17, se rencontrent sur Gamma 101.

Rag :

Je viens de la planète des Génies.

Uli :

Comment ça, la planète des Génies ? Ce monde bleu dans le

système solaire ? J’en viens moi aussi. Mais il n’y a pas que des

génies sur Terra1. On y rencontre aussi les Trouduks.

Rag :

Oui, c’est exact, il y a aussi les Trouduks.

Uli :

Explique moi, alors !

Rag :

Sur Terra1, depuis la dernière « mondialisation » comme ils

disent, les gens sont informés de tout ce qui se passe partout.

Petits, beaucoup vont à l’école et plus grands, font des études.

Alors, forcément, ils deviennent des génies.

Uli :

Cela en fait donc, des génies !

Rag :

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Oui ! Ils sont des centaines de millions. Certains d’entre eux

participent à des compétitions afin d’être différenciés,

répertoriés et classés. D’autres renoncent aux compétitions mais

n’en demeurent pas moins convaincus qu’ils sont les meilleurs

dans leur genre. Et puis, il y a aussi sur Terra1 depuis la

mondialisation, un Grand Marché des Génies. Car le génie se

vend, s’achète, fait l’objet de transactions commerciales entre

groupes très puissants de marchands formant des guildes et des

réseaux concurrents qui se livrent entre eux des guerres féroces.

Uli :

A quoi ça sert alors d’être un génie si l’on est acheté, vendu et si

ce sont ces puissantes guildes qui font valser les génies comme

les scories d’un tourbillon d’éclats d’étoiles ?

Rag :

C’est simple : être un génie ça sert à ne pas être un Trouduk !

Uli :

Les Trouduks sont les autres gens que j’ai vus sur Terra1. Ceuxlà

n’ont pas réussi à l’école, habitent dans des maisons à étages

qui ressemblent à des poulaillers géants, n’intéressent les guildes

de marchands que dans la mesure où ils peuvent produire de

l’engrais en énormes quantités au prix de revient le plus bas

possible pour que ça leur rapporte le plus gras de la soupe dont

ils rentabilisent l’excédent en le recyclant dans d’autres soupes

qu’ils sont seuls à bouffer.

Rag :

Sais-tu, Uli, que parmi ces Trouduks il y en a qui se prennent

quand même pour des génies ?

Uli :

Oh, ça ne m’étonne pas ! Mais ceux-là, ils sont encore plus

trouduks que les autres Trouduks !

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Cliquez pour acheter!

PDF-XChange

http://www.pdfxchange-fr.com

Rag :

Et les vendeurs de génies font aussi du blé avec les Trouduks

qui se prennent pour des génies et les innombrables génies

méconnus. Ne les entend-tu pas, Uli ? Ils clament haut et fort,

annoncent dans leurs pubs : « Génies méconnus, venez à moi, je

vous référence sur le Marché des Génies ». Ainsi les Trouduks

qui se prennent pour des génies se disent-ils : « Je n’ai pas réussi

à l’école, je vis dans un poulailler à balcons mais j’ai des idées

autant que les génies ! ». Nonobstant rondes oboles aux

vendeurs de génies et longues files d’attente, Trouduks juchés

sur le haut de leur cul et génies méconnus aspirent à la fortune et

à la reconnaissance.

Conclusion :

C’est bien pareil partout : ils se castagnent tous la gueule… Les

Génies, les Trouduks, les marchands de la Guilde…

Rag et Uli, sur Gamma 101, ne se sont pas castagnés. Ils ont

dialogué. Qu’en sera-t-il lorsqu’ils se rencontreront sur

Epsilon4, un monde plus désuni encore que Terra1, où la

puissance des diviseurs-régneurs dépasse celle des marchands de

la Guilde ?

Gamma 101 est une planète du système Neutrina. Il n’y a pas

d’êtres humains à sa surface. L’on ne se castagne pas la gueule

sur une planète où ne règnent ni guilde de marchands ni une idée

plus qu’une autre. Une planète vierge de génies et de trouduks.

Ah, si ! Oh, pardon ! J’oubliais… Il y avait tout de même des

êtres sur Gamma 101. Enfin, quelques uns ! Des évadés de

Terra1. D’anciens Trouduks et Génies devenus des ------- +

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site