Bateau pirate 2, autres textes de Guy...

Troun' du cu, troune du cune

 

Il était une fois un trou du cul qui pensait...

Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bouche bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!

Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.

Peut-on étrangler un trou du cul qui pense? Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?

Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.

Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...

Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...

Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.

Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait...

NOTE : au masculin “Troun' du cu”... au féminin “Troune du cune” ( avec l'accent Gascon) ... Mais c'est du Gascon Yugcibien...


CENT BALLES DANS LE DADA !

 

Tous ces grands succès je les voudrais damnés car ils ne sont que succédanés !

 

Quelles sont vos habitudes de vie et de consommation, en particulier dans la manière dont vous traitez ce qui chaque jour tombe dans votre boîte aux lettres que ce soit celle du facteur ou celle de votre adresse courriel, ce qui est porté à votre connaissance par les enseignes de publicité, ce que la presse et l'audiovisuel vous affiche en matière de succès de tel ou tel livre, de tel ou telle personnalité du milieu littéraire ou artistique ?

Vous ne pouvez pas savoir – en vérité certains d'entre vous qui me connaissez s'en doutent – avec quel mépris et quel “je-m'en-foutisme” je traite les publicités qui tombent dans ma boîte aux lettres : je les jette systématiquement et sans en regarder aucune dans une vieille caisse à bois refermée d'un couvercle et quand la caisse est pleine, je porte tout le tas à la déchetterie.

J'ai bien une fois collé l'étiquette “pas de pub” sur ma boîte aux lettres mais avec la pluie et le temps qui passe, l'étiquette s'est décollée... Et j'oublie d'en remettre une autre...

En ce qui concerne les messages ou informations publicitaires ou d'offres de services genre “le dernier i-phone en vogue” dans ma boîte mail, je clique sur supprimer sans jamais ouvrir. Et les jours où ne viennent dans ma boîte mail, que ces “pourriels de merde”, c'est avec rage que j'appuie sur le bouton “supprimer”, comme je taperais de ma main un moucheron posé sur ma manche...

Et dire que des gens lisent ces encarts publicitaires, ces catalogues et ces brochures tout comme ils lisent des revues “people” ou autres inepties photoshopées vendues dans les kiosques à journaux! Et ils ne lisent d'ailleurs que cela, rien d'autre et disent même : “à la télé c'est nul” et passent leurs soirées à lire des brochures genre le dernier passage du camion Outilor, par exemple... Mais ça, ce genre de lecture, c'est plutôt celui de certains retraités “qui ne savent pas quoi faire de leur peau” et “tournent en rond” et tous les matins font les Champion, les Leclerc, les Netto histoire de se dégourdir les jambes et de voir les prix et surtout de se divertir en attendant le jour du car pour Ibardin (frontière Espagnole et “ventas”)...

J'ai imaginé une “tempête sélective” (tout comme il y a des désherbants sélectifs) qui mettrait à terre tous les panneaux géants de pub à l'entrée des villes...

J'ai imaginé des mouches mortes sur les bandes rouges ou bleues des bouquins à succès dans les maisons de la presse...

J'ai imaginé des SMS incendiaires et irrespectueux envoyés à la pelle lors d'émissions de télé réalité...

... Tous ces grands succès que l'on nous impose, je les voudrais damnés car ils ne sont que succédanés...

Par la manière dont on traite ces succédanés que l'on a dédamnés pour en faire des succès... Une manière “par dessous la jambe et avec un bras d'honneur” ou (et) par l'indifférence et le mépris... Il y aurait peut-être moyen de “faire s'écrouler” le Système car le Système ne marche que tant que l'on continue à “mettre cent balles dans le dada”...

     FACE DE RAT

Face de rat

Face de renégat

Face de bouc

Face de fesses

Face à claques

Face de pet

Face de poule naine plumée

Face de chou rouge verruqué

Face glauque

Face blême de vieux munster

Face effacée

Face pisse au lit

Face quoiqu'tu fasses

... Ils souhaitent tous ton trépas !

Ils t'ont déjà tué de leur regard !

          PUNAISE A L'AISE

Une punaise très à l'aise, immobile et lovée dans un pli de drap... 

Une belle bourdonnante bleue, vibrante sur une plaie d'escalope oubliée dans une assiette sale...

Une longue limace noire, cornes tout droit devant, sur une salade rousse piquée de coccinelles dalmatiennes...

Une bite de sexagénaire vicelard crachant sa lave blanche sur un visage de jeune fille en photo... [soit dit en passant, si ce sexagénaire s'est fait gratter l'adénome prostatique, il balance plus de purée sur les visages chic des filles en photo qui lui plaisent à en crever... Ni d'ailleurs entre les tartinettes de sa femme... qu'il ne mouille plus puisque "ça file dans la vessie et dans le pipi"]

Une escadrille de hannetons fondant sur un cornet de frites phosphorescentes un soir de fin juin sous une table en tek de fast food...

Quatre moineaux plumés vivants sautillant sur un tas de sable brûlant...

Un trou de bale ouvert comme l'entrée d'un tunnel sans péage...

Une fille en robe chic suçant le pénis poutrelle métallique d'un étalon, jambes croisées et pieds suspendus...

Un p'tit bou'd'chou d'trois balais et demi qui tape tape sur la tête d'une tortue qui s'est pas rétractée...

Une truie qui pète longuement quand passe un garçon studieux en blazer bleu devant la barrière de la porcherie...

Et ma punaise, et ma punaise... toujours lovée...

Et ma mouche, et ma mouche... A élargi de sa vibration, la plaie de l'escalope...

"Rède rède rède le pli du pantalon" scande le gosse qui quand il sera grand aimera que les mecs...

"Nique nique dans le téton" vagit la vieille lesbienne...

"A bas les youpins" glapit le nazi pourri...

"Dans les feux d'l'enfer les gouines et les pédés" vocifère le messeux crado en imper vert et à la maladie de foie dans le blanc de l'oeil... et qui tape aussi sur les clodos la clope au bec...

Y'a pas un pet d'amour sur cet' putain d'Téterre!

... Ah si! Peut-être la punaise qui se régale dans le pli d'une jolie et fine écharpe...

A-t-elle une âme la punaise à deux pattes ?

Y'a plein de poètes qui disent que l'âme existe chez la punaise à deux pattes!

En vrai de vrai, pour sûr qu'il y en a de l'âme!

De l'âme qui bande sur tout ce qui lui plaît, de l'âme qui bande même de l'âme, toute bleue pervenche ou toute pensue, toute vibrante...

Et s'il y a de l'âme c'est le pied envers et contre tout!

Y'a pas un pet d'amour sur cette putain de Téterre et pourtant on baise, on baise, on punaise ses rêves sur la tapisserie de la vie!

Et les rêves coulent en traînées blanches sur la tapisserie!.. Sur les vitrines aussi! Les vitrines des boutiques de prêt à porter féminin...

Mais à la baise on battra jamais la punaise, nous les humains!

Ah, chère Téterre! De ton Cap Horn à tes glaces de Nouvelle Zemble, t'as tout de même fait depuis l'Australopithèque des p'tits zézêtres de ci de là, avec des pets d'amour et des rôts étouffés d'ennemour!

 

Bonané version 2010

 

Très mauvaise année à Grosjacques Tionnert ! Que la Bouse s'emplisse de mouches et s'aplatisse plus bas que le pied des champignons, que les Idoles et les Cultes soient piétinés, cassons les Télés et boudons les Marchés...

Une boule puante géante sur le parvis des Tours de la Défense et du rouge à lèvres caca de putois pour les hôtesses d'accueil au joli minois des grands hôtels et des salles de conférence...

Merde au branché, au consulting, au phoning, au traîning et aux caddies les jours de fête...

Les Prix et les médailles à la casse et l'Ordre du Mérite avec les Mythes et les Marques à la poubelle...

Les confessionnals en tas de bois de chauffage et les cloches pour sonner la Terre à foutre en l'air tous ces dieux qui déchirent le ciel...

Une trompette de Jéricho comme mille avions du mur du son contre tous les klaxons rageurs de toutes les automobiles du monde...

Christ-Roi, Fric-Roi, Loi-Roi, Politic-Roi et Ennemour-Roi roulés en torches au bout de piques et haut flambés sous ce ciel déchiré qui ne pleut que des étoiles en carton...

Bonané, mon cul !

Bonané, tu me pèles de tes doigts de fée qui sentent le sexe sale !

Bonané, je te nique à l'année de tous les sexes qui me sortent de la tête et te foutent la pécole dans ton tréfonds que je maudis...

Bonané, tu finiras par en crever de la pécole que je te fous !

... Cela dit, sans larmes de gosse perdu dans les yeux, sans haine ni pour faire bien ou mal, avec mon cul que j'empêche de péter pas discret d'un doigt appuyé sur les lèvres du trou de bale... Je souhaite à l'humanité et à la Terre tout entière, une bonne année...

 

... Comme vous pouvez le constater en lisant ceci, ce n'est pas écrit « Guy Sembic (ou Yugcib) 1948-2009 » sur une urne...

 

 

 

          

 

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